Pénélope

Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /2008 02:51

Nous aimerions savoir comment tu relatas

Les trente jours d'Ithaque en tes éphémérides

Où furent assouvis les desiderata

De très beaux étrangers sur ton peuple évanide

 

En fait le rocher fut en léthargie plongé

Par la magie puissante et tendre de cette Inde

Qu'ils apportèrent bleue du palais aux bergers

Une poudre dans l'eau qui vous met dans les brindes

 

Depuis huit ans que le mari se bat au loin

On te classe merveille en tous les rêves d'homme

Des navires complets s'en porteraient témoin

Venu des Hespéries on veut croquer ta pomme !

 

Se lièrent trente nuits trente nuits on te tint

Dans le bateau pirate en reine prisonnière

Ta beauté pénétrée le soir et le matin

Tous ils semblaient des rois et toi une écolière

 

Le kâma s'enseignait et tu avais la foi

Les folles positions commençaient ta conquête

Le désir du plaisir germait envers endroit

D'hiératiques pénis sans fin te faisaient fête

 

Tu possédas très vite en entier leur savoir

Et tour à tour tu fus baiser caresse étreinte

La pommade magique éclairait ton lavoir

Tu offrais la jouissance à tes lèvres sans crainte

 

Et la neige fondait sur tes plus chauds versants

Ta soif des absolus s'étanchait dans ta gorge

Délivrez-nous du mâle est un peu indécent

Quand dans le Livre Sept se trouvent blé et orge

 

Ta dignité de reine est au-dessus de ça

Tu peux tout te permettre Ô blonde Pénélope

Et tu te permis tout avec tes dix forçats

Un ventre de bois dur devint rose canope

 

Tous les couples d'amants finirent épuisés

Ta liberté rendue ils hissèrent leur voile

Les yeux spongieux d'Eros d'amour les corps bronzés

Éternelle une femme est nue dans leurs étoiles

 

En miroir sur leur pont prit la forme d'Angkor

Tout au long du retour un temple absolutoire

Et pour longtemps encor fous tes encor encor

Les accompagneront ancrés dans la mémoire

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Ecritures Sensuelles
Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /2008 02:18

Dans la grotte du roi qui s'ouvre sur la mer

Depuis dix jours déjà les torchères jouissent

Sur fresque mortuaire un couple hellène tisse

Ce qu'il y a de plus beau au moment de l'éclair

 

La sœur fantomatique a eu la riche idée

D'envoyer à Ithaque un étrange doublon

Expert en art de femme il peint à reculons

Mais seul il peut fixer une beauté bridée

 

Ô qu'elle a eu raison Iphthimé quand je vois

Ces corps qui luisent l'Homme aux aubes d'été chaudes !

Ils suent quelques secrets quand leurs mains échafaudent

Sur le mur un enduit humide comme moi

 

Pénélope avec eux sera pleinement belle !

Mon désir qu'Ulysse ait de ses pairs le plus beau

Des tombeaux m'oblige à m'exposer en dépôt

À ces yeux qui m'ont dit sur moi toucher Cybèle

 

L'épouse du lointain hélas avec qu'eux est

Toute en sécurité Tendrement la carrure

Qui permet aux pigments d'approcher les allures

Du sexe de l'absent pose à ses ronds côtés

 

Parfois ils font la pause Il faut la voir sourire

Complice de les voir s'embrasser un instant

Elle tient les pinceaux Pressée l'araignée tend

Sur un mont qui sent l'eau des rêves qu'on déchire

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 02:21

Les flambeaux de la nuit vomissent leur lumière

Dans la chambre du roi le fidèle Médon

S'introduit silencieux La reine est en prière

Les genoux réunis sous de bien jolis dons

 

Son corps est en sommeil et avec un lécythe

Joue à celui qui peut délivrer le parfum

Le plus pur le plus doux de la Grèce illicite

De la femme écartant les amants qui ont faim

 

Le tronc de l'olivier comme à chaque nuitée

Pense à la chaude olive irisant au-dessus

En silence et cachée la sève sécrétée

Voudrait aimer ce fruit depuis vingt ans déçu

 

De la seconde entrée en la couche moniale

Le sûr héraut d'Ithaque avec Ulysse seul

Partage le secret Et pour la fois nuptiale

Il en use obligé pour parler de linceul

 

Mais comment peut-on dire à la belle endormie

Pénélope attention un filet est tendu

Dans une heure on pourrait grâce à ton ennemie

Te prendre sur le fait d'un linon détordu ?

 

Recouds-toi prude pierre à la discrète fente

Et pour longtemps encore en panneaux de bois plein

Garde porte connue celle qui nous tous tente

Vêtue d'un bracelet Laissons faire le destin!

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /2008 16:06

Qui à Odysseus dira le brouillard qui

Des heures s'abattit sur ses îles fragiles

Et la terrible honte aux sillons volatiles

Que son peuple enterra dans de profonds maquis

 

Quand l'armée des Troyens conduite par Énée

Sans ambassade prit le palais ithacien

Tous parurent surpris ce jusque chez les siens

Quel zodiaque piquait sa jeune destinée ?

 

Qui couvrit du plus noir himation le pays ?

Qui pilota ces mâts dans tes eaux Pénélope ?

Pour ton garde le choix : la vie ou le canope

Ne lui fut pas donné mais se bat-on la nuit ?

 

Et comment se cacher quand on est la plus belle ?

Se changer en colombe et fondre dans l'azur ?

S'habiller d'une larme ? Attendre le futur ?

Alors que tous vous veulent nue blonde et rebelle !

 

La reine comprit vite à l'éternel pieu

Qui déchirait les yeux du premier roi de Rome

Que sur elle un dieu fou voulait venger ses hommes

Heureusement son fruit jouait chez des aïeux

 

Madame on vous dit belle assurément vous l'êtes

Les images de vous baignent dans la Vertu

Hélène la Putain déesse ou substitut

Dans le rayon beauté qui peut vous tenir tête ?

 

Sachez que chaque nuit à l'ombre des remparts

Des Troyens et des Grecs vous deveniez l'ilote

Et ce cache-désir souffrez que je vous l'ôte

Pour vous rendre à nos vues lisse de part en part

 

Contraints les vieux héros éclataient os funestes

Énée et ses soldats apprenaient les tracés

De la reine debout se laissant transpercer

Sur la dalle une soie maudissait le fort geste

 

Et bien peu habillée la soirée s'infusa

Elle dut leur servir la plus douce des viandes

En leur âme déjà naissait une légende

On voulut la vêtir elle s’y refusa

 

Palinerus Nissus et leur maître reçurent

À la fin du repas le plus incroyable ordre

C'est eux qui la suivaient c'est eux qu'elle allait tordre

Dans la chambre royale en offrant ses cambrures

 

Sur la couche elle fit un triangle des trois

Les plus belles épées ensemble l'embrochèrent

Ce qui n'était hier encor qu'une jachère

Offrait à leur semence une terre de roi

 

Et quand le moment vint où les doux orifices

Ne fussent plus comblés par les utiles dards

Trois culs plein de soleil montraient leur plus bel art

Etendus devant elle et détrônaient Ulysse

 

La reine rayonnait et tenait ses genoux

Leur laissant à loisir voir sa vapeur intime

La biche contemplait les sanguinaires rimes

Que son dur sein traça aux dos de ses chauds loups

 

La femme avait lavé les arrière-pensées

La tête des vaincus effaçait le cheval

De leur hôte maudit qu'il trouvait déloyal

Sur une lèvre d'or s'achevait l'odyssée

 

La reine défendit Hélène la Putain

Entre les bras des dieux quand on se trouve nue

Les calices cachés bien souvent éternuent

Blonds brillaient les regards redevenus humains

 

Énée et Pénélope eurent un dernier réflexe

Puis se levèrent tous y compris le brouillard

Cet instant fut brûlé par un noble pillard

Au tissage Araignée sur le plus chaste sexe !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Ecritures Sensuelles
Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 18:12

Le couple ami d'enfance a lancé sur la plage

Sa cuirasse d'airain et son linon bénin

Sont donc maintenant nus le vit et le connin

Dans des berceaux de sable où la lumière nage

 

Sur le ventre étendue Pénélope aperçoit

Ce trait d'ombre qui naît d'une hampe connue

- Ton gnomon a changé et si tu continues …

C'est fou le temps gagné depuis ces derniers mois !

 

- Étrange à cette heure-ci que s'enflent les musiques

Les insectes aussi se seraient transformés ?

- Le grillon n'est pas seul des grelots à jouer

Même dans notre espèce on choque le physique !

 

- Me tromperais-je encor si je sens sur mon cul

Comme des coques d'oeufs ça ressemble à tes couilles !

Je refuse vraiment que tu fasses des fouilles

Dans le doux nid d'Ulysse et le rendre cocu !

 

- Je peux t'ôter d'un doute et après de ma bite !

- Bon dieu t'as mangé quoi ? C'est empli de pépins !

Tu es toujours presbyte en sortant ton grappin

Tu pines de travers tu encules le site !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /2008 07:34

Cinquante jeunes culs au fil des rochers nagent

À portée de bateau qui relâche un moment

La jeune Pénélope hier juste maman

Ondine innée et nue brasse dans les parages

 

Elle gagne ce qui n'est qu'un banc de dauphins

À ses yeux dont la vue du transport est caché

Par la pierre traîtresse En cercle la ruchée

A tôt fait de marquer ce butin des plus fins

 

Les contacts sont charmants les paroles ouvertes

Chantent leur bel accent mandarine et citron

Ils vont rejoindre ceux achéens et colons

Qui combattent là-bas loin dans la Grande Verte

 

Du prince de cette île elle se dit l'esclave

Et ne pense rien craindre avec ces mâles fleurs

Peut-être sont-ils soldats mais on trouve en leur chœur

L'âge qu'elle partage et les rires en épaves

 

Royale elle les mène au promontoire dur

Où souvent elle guette un encourageant signe

Quelqu'oiseau inconnu quelque tronc curviligne

Qui lui rapporterait son légitime azur

 

Vous ne vîtes jamais olive en chair natale

Plonger dans le soleil avec un tel clin d'œil

Jeunes bois de la Corse à vous sur cet écueil

Sous une autre risée de montrer vos pétales

 

Impuissant ou bien roi quand dans les fraîches eaux

Vous baignez l'armement votre pine est flaccide

Cette grecque le sait et regarde liquide

Une main sur vos nids jouer l'intermezzo

 

L'autre main sur l'oreille un peuple entonne un hymne

À ta vraie nudité qui est l'Antiquité

Il faut des interdits Toi tu sais les lever

Fille polyphonique étalon des médimnes

 

Le vent déjà se lève et le mât les attend

Pour cette mission vers l'Asie un peu mineure

Une légende va bientôt comme du beurre

Traverser les remparts et souffler tes quinze ans

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /2008 02:15

L'époux a demandé aux enfants d'Asclépios

Avant de le rejoindre aux troyennes prémices

Le clinique examen à la chair et à l'os

Du fruit de son labour et de son blond délice

 

L'héritier est parfait et la nourrice peut

Sur ordre des docteurs le geste qui enroule

Le tronc de Pénélope en de multiples nœuds

Le regard des serpents impudiquement moule

 

Mais comment protéger avec tes longs bras blancs

Ta secrète glycine à l'esthétique fente ?

L'émonctoire ne les a amusés qu'un instant

Ta jeunesse trop nue fascine l'hiérophante !

 

Hé bien ! disent leurs yeux tes mains disent onyx

Toi tu es déjà Art plus tard ils seront Science

Ils devraient se rasseoir sur les sièges en X

Chercher avec Hygie une nouvelle alliance

 

Y aura-t-il un jour remède à Ta beauté

Quand ton agathe ainsi isotrope rayonne ?

Devant eux tu ne sais la tête relever

Pour ausculter ta fleur c'est couchée qu'ils t'ordonnent

 

Il s'épanche en ton flanc la pure catharsis

Le canon de tes seins invente la statique

Tes quinze ans absolus pour eux sont l'oasis

Qu'ils garderont longtemps pendant le siège antique

 

Ulysse sois tranquille en âme et en esprit !

Leur diagnostic donné tu seras alcimaque

Machaon Podalire un bateau ont repris

Ils couvent maintenant la nostalgie d'Ithaque !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /2008 11:03

Sur la jetée qui dort sur son port de Phorkys

L'adolescent contemple un bloc dolomitique

Le prince l'a commandé aux carrières mythiques

Le marbre de Thasos écrase les orchis

 

ça brûle dans sa tête Une question l'obsède

Comment la faire naître et vivre la koré ?

Le vêtement c'est sûr sera évaporé

Dit dextrogyre le parallélépipède

 

L'obliquité sera mais nues se courberont

Sous le ciseau debout les belles rondes-bosses

La taille avec modèle en rêves bleus désosse

Déjà avec les yeux le solide toron

 

Tu fêtes tes quinze ans ces jours-ci Télémaque

On te permet encore à côté de maman

Dans l'âme de couler les formes aux amants

Normalement dédiées de la Beauté d'Ithaque

 

Mais il va bien falloir séparer vos sommeils

Laisse le lit d'Ulysse et caresse la pierre

Ton burin maintenant est une arme de guerre

Bien que tout soit permis à qui crée les Soleils

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /2008 01:21

Aujourd'hui Prétendants vous prenez un acompte

Sur l'infortune en pied de la reine d'Ithaque

Dans le cratère hissée par les mains d'Eurymaque

La statue hier morte y boit toute sa honte

 

Télémaque est absent l'Autre n'en parlons pas !

Le mégaron s’emplit d'œils à la vieille faim

Et dans le vestibule un bouclier non feint

Dit aux bons courtisans : - N'y mettez pas les pas !

 

Mélantho la perfide a eu la basse idée

Pour charmer son amant de droguer sa maîtresse

Maintenant elle enlève un linceul de promesses

Ta femme Ulysse est nue éclatante orchidée !

 

Les deux mains sur la hanche on fixe les salauds

Les souffles sont coupés mais luisent les désirs

Les plus beaux monts de l'île (un Néion peut moisir !)

Délicieusement suent quelques rouges halos

 

Et pour la profaner un peu plus la servante

Lui ôte ses bijoux vertu de vingt années

La vacance du roi est signée in fine

Dès lors dans les cerveaux l'humiliation s'invente

 

La saisit et l'allonge Antinoos ou Liodès

Sur le foyer central en position d'amour

Cent vingt neuf jeunes queues font une belle cour

A sa grotte de nymphe épée de Damoclès

 

Vous ne le savez pas déjà fous morts vous êtes !

La source au très doux crin grave sur vos pupilles

L'indélébile lèvre image qui s'épile

Et que reconnaîtra un mari pour vous bête

 

Vous la laissez enfin infestée de regards

La chambrière en pleurs peut lui porter secours

De la propice aiguière un pur liquide sourd

Et lave un cep encor fruité à tous égards

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /2008 01:34

Huit hommes des plus forts ont été nécessaires

Pour porter au palais le géant au seul œil

Qu'un lourd paquet de mer s'éclatant les viscères

A jeté sur un sable en guise de cercueil

 

Malgré toutes vos peurs Malgré toutes vos haines

La reine l'a voulu La reine l'a soigné

Le dur cyclope a vu l'onguent sur sa couenne

Et surtout une main lui tenir le poignet

 

Et si coule parfois le filet d'une source

Sur un bosquet de cils c'est sa façon à lui

De verser une larme et de vider sa bourse

Pour dire à Pénélope un maladroit merci

 

Pendant deux mois il construisit quatre murailles

La palestre royale une enceinte de jeux

Le cyclope et l'îlien étaient en épousailles

Seul le porc détestait l'appétit orageux

 

Le mélange interdit sur la plage secrète

Du monstre et de la fleur Le dernier redevoir

D'acquitter son prix tendre à Belle par la Bête

A part quelques oiseaux qui put les entrevoir ?

 

Polyphème est sommé par les dieux de rejoindre

Sa caverne maudite il leur obéira

Mais avant tendrement de semence il va oindre

Le corps qui alors blanc pour toujours restera

 

Une dernière fois les mains qu'il aime l'aident

Sa tige vierge éclate inflorescente et zou !

Et tombe l'amarante et le laiteux remède

Sur la plus belle nymphe en senteurs se résout

 

Maintenant sur sa peau quelle que soit la caresse

L'outrage ou le regard s'immisce le rempart

Qui l'habille infinie d'éternelle jeunesse

Jusqu'à sa mort hélas ! Loin est le faire-part !

 

Quant à toi l'étranger tu emportes l'Idée

Que tu pourras bientôt projeter sur tes murs

Toute Réalité est rose de Judée

Sexe de femme blond roux ou noir dans l'azur

 

Dommage qu'un funeste évènement te guette

Ulysse qui oublie de te donner son nom

Mais excusons Homère il n'est point l'interprète

Des songes qui plus tard intéressent Platon

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
 
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