Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /2008 03:01

Crac ! La comtesse dégueule

La fête est triste aujourd'hui

Valse des amuse-gueules

Dans des gueules qui s'ennuient

 

Sur toile cirée on danse

Quelle est belle cette femme !

Arachnide à l'insouciance

Qu'elle tisse dans ses flammes

 

Lydie si tu me présentes

Ce qui pète dans la soie

Je t'apporte de la menthe

Dur d'avoir un verre à soi

 

Votre nom c'est Arachné

Vous devez être une reine

Autour de la mer Égée ?

Elle est née ma souveraine

 

Comm j’aimerais vous décrire

Avec tout l'alphabet grec

Pour vous tirer un sourire

Puis vous avaler cul sec

 

Les amours fins des dieux bruissent

Attention à votre bas !

Le dessin sur votre cuisse

Hélas n'est plus qu'un abat

 

Il n'y a pas de quoi se pendre

Je vous sens bien contrariée

Il ne faut pas vous méprendre

Je me sens tout disgracié

 

Sur la statue assassine

Etrange le rictus qu'on a

Qui a percé l'étamine ?

C'est le casque d'Athéna

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Babioles
Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 18:12

Le couple ami d'enfance a lancé sur la plage

Sa cuirasse d'airain et son linon bénin

Sont donc maintenant nus le vit et le connin

Dans des berceaux de sable où la lumière nage

 

Sur le ventre étendue Pénélope aperçoit

Ce trait d'ombre qui naît d'une hampe connue

- Ton gnomon a changé et si tu continues …

C'est fou le temps gagné depuis ces derniers mois !

 

- Étrange à cette heure-ci que s'enflent les musiques

Les insectes aussi se seraient transformés ?

- Le grillon n'est pas seul des grelots à jouer

Même dans notre espèce on choque le physique !

 

- Me tromperais-je encor si je sens sur mon cul

Comme des coques d'oeufs ça ressemble à tes couilles !

Je refuse vraiment que tu fasses des fouilles

Dans le doux nid d'Ulysse et le rendre cocu !

 

- Je peux t'ôter d'un doute et après de ma bite !

- Bon dieu t'as mangé quoi ? C'est empli de pépins !

Tu es toujours presbyte en sortant ton grappin

Tu pines de travers tu encules le site !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /2008 12:21

C'est fou ce que certains étendages
ont marqué notre jeunesse
et mettent longtemps à sécher dans nos mémoires !

Adolescent moi aussi
deux ou trois petits slips roses
sur une portée au vent
ont joué souvent dans ma tête quelque douce partition.

La corde alors devenait fil de soie
et leur jeune maîtresse fil-de-FÉEriste
en y dansant nue avec des chaussons quand même ...
pudeur oblige ou noblesse de sa beauté.

Elle se prénommait Angélique, Corilla, Émilie, Isis,
Jemmy, Octavie ou Sylvie ? Ah oui Aurélia !
Hélas elle ne m'aimait pas
et avec cette corde j'ai failli me pendre ...

Oh! bonjour Gérard de.
Je viens de croiser Monsieur NERVAL ,
cette ruelle est salement noire ce soir, n'est-ce pas ?

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Historiettes
Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /2008 07:34

Cinquante jeunes culs au fil des rochers nagent

À portée de bateau qui relâche un moment

La jeune Pénélope hier juste maman

Ondine innée et nue brasse dans les parages

 

Elle gagne ce qui n'est qu'un banc de dauphins

À ses yeux dont la vue du transport est caché

Par la pierre traîtresse En cercle la ruchée

A tôt fait de marquer ce butin des plus fins

 

Les contacts sont charmants les paroles ouvertes

Chantent leur bel accent mandarine et citron

Ils vont rejoindre ceux achéens et colons

Qui combattent là-bas loin dans la Grande Verte

 

Du prince de cette île elle se dit l'esclave

Et ne pense rien craindre avec ces mâles fleurs

Peut-être sont-ils soldats mais on trouve en leur chœur

L'âge qu'elle partage et les rires en épaves

 

Royale elle les mène au promontoire dur

Où souvent elle guette un encourageant signe

Quelqu'oiseau inconnu quelque tronc curviligne

Qui lui rapporterait son légitime azur

 

Vous ne vîtes jamais olive en chair natale

Plonger dans le soleil avec un tel clin d'œil

Jeunes bois de la Corse à vous sur cet écueil

Sous une autre risée de montrer vos pétales

 

Impuissant ou bien roi quand dans les fraîches eaux

Vous baignez l'armement votre pine est flaccide

Cette grecque le sait et regarde liquide

Une main sur vos nids jouer l'intermezzo

 

L'autre main sur l'oreille un peuple entonne un hymne

À ta vraie nudité qui est l'Antiquité

Il faut des interdits Toi tu sais les lever

Fille polyphonique étalon des médimnes

 

Le vent déjà se lève et le mât les attend

Pour cette mission vers l'Asie un peu mineure

Une légende va bientôt comme du beurre

Traverser les remparts et souffler tes quinze ans

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /2008 02:03

Étrange le panonceau sur la vitre arrière de nombreuses voitures : "ATTENTION BÉBÉ À BORD !" : quand vous les suivez,  vous êtes sûr parfois que c’est vrai car manifestement c’est LUI qui conduit !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pensées et aphorismes
Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /2008 01:48

La chair de curé est parfois un mets délicat. Quelques respectables anthropophages encore en activité aujourd'hui affirment lui trouver  un délicieux arrière-goût d’adolescent voire et c’est encore meilleur quoique plus risqué de jeune enfant.

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pensées et aphorismes
Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /2008 01:49

L'étang jette ton image

De fille à l'air de galet

Et sur mon cœur ton corsage

Ricoche ses ronds de lait

 

Tu avais les yeux si bleus

Qu'au travers on pouvait voir

Les reflets des jours heureux

Les formes de ton miroir

 

Sous ta robe transparente

Ta chatte brûlant la soie

S'en foutait comm d'l'an quarante

C'était un festin de roi

 

Le soir près des asphodèles

Fuyez les vapeurs sur l'eau

Ça ressemble aux infidèles

Qui hantent mort vos cerveaux

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Folie pure
Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /2008 02:15

L'époux a demandé aux enfants d'Asclépios

Avant de le rejoindre aux troyennes prémices

Le clinique examen à la chair et à l'os

Du fruit de son labour et de son blond délice

 

L'héritier est parfait et la nourrice peut

Sur ordre des docteurs le geste qui enroule

Le tronc de Pénélope en de multiples nœuds

Le regard des serpents impudiquement moule

 

Mais comment protéger avec tes longs bras blancs

Ta secrète glycine à l'esthétique fente ?

L'émonctoire ne les a amusés qu'un instant

Ta jeunesse trop nue fascine l'hiérophante !

 

Hé bien ! disent leurs yeux tes mains disent onyx

Toi tu es déjà Art plus tard ils seront Science

Ils devraient se rasseoir sur les sièges en X

Chercher avec Hygie une nouvelle alliance

 

Y aura-t-il un jour remède à Ta beauté

Quand ton agathe ainsi isotrope rayonne ?

Devant eux tu ne sais la tête relever

Pour ausculter ta fleur c'est couchée qu'ils t'ordonnent

 

Il s'épanche en ton flanc la pure catharsis

Le canon de tes seins invente la statique

Tes quinze ans absolus pour eux sont l'oasis

Qu'ils garderont longtemps pendant le siège antique

 

Ulysse sois tranquille en âme et en esprit !

Leur diagnostic donné tu seras alcimaque

Machaon Podalire un bateau ont repris

Ils couvent maintenant la nostalgie d'Ithaque !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /2008 02:47
 

Oh mon Dieu
Qui l'eût cru
Qu'avec du beurre
Ton cul
Serait festin
De roi !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Babioles
Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /2008 11:03

Sur la jetée qui dort sur son port de Phorkys

L'adolescent contemple un bloc dolomitique

Le prince l'a commandé aux carrières mythiques

Le marbre de Thasos écrase les orchis

 

ça brûle dans sa tête Une question l'obsède

Comment la faire naître et vivre la koré ?

Le vêtement c'est sûr sera évaporé

Dit dextrogyre le parallélépipède

 

L'obliquité sera mais nues se courberont

Sous le ciseau debout les belles rondes-bosses

La taille avec modèle en rêves bleus désosse

Déjà avec les yeux le solide toron

 

Tu fêtes tes quinze ans ces jours-ci Télémaque

On te permet encore à côté de maman

Dans l'âme de couler les formes aux amants

Normalement dédiées de la Beauté d'Ithaque

 

Mais il va bien falloir séparer vos sommeils

Laisse le lit d'Ulysse et caresse la pierre

Ton burin maintenant est une arme de guerre

Bien que tout soit permis à qui crée les Soleils

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
 
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