Qui à Odysseus dira le brouillard qui
Des heures s'abattit sur ses îles fragiles
Et la terrible honte aux sillons volatiles
Que son peuple enterra dans de profonds maquis
Quand l'armée des Troyens conduite par Énée
Sans ambassade prit le palais ithacien
Tous parurent surpris ce jusque chez les siens
Quel zodiaque piquait sa jeune destinée ?
Qui couvrit du plus noir himation le pays ?
Qui pilota ces mâts dans tes eaux Pénélope ?
Pour ton garde le choix : la vie ou le canope
Ne lui fut pas donné mais se bat-on la nuit ?
Et comment se cacher quand on est la plus belle ?
Se changer en colombe et fondre dans l'azur ?
S'habiller d'une larme ? Attendre le futur ?
Alors que tous vous veulent nue blonde et rebelle !
La reine comprit vite à l'éternel pieu
Qui déchirait les yeux du premier roi de Rome
Que sur elle un dieu fou voulait venger ses hommes
Heureusement son fruit jouait chez des aïeux
Madame on vous dit belle assurément vous l'êtes
Les images de vous baignent dans la Vertu
Hélène la Putain déesse ou substitut
Dans le rayon beauté qui peut vous tenir tête ?
Sachez que chaque nuit à l'ombre des remparts
Des Troyens et des Grecs vous deveniez l'ilote
Et ce cache-désir souffrez que je vous l'ôte
Pour vous rendre à nos vues lisse de part en part
Contraints les vieux héros éclataient os funestes
Énée et ses soldats apprenaient les tracés
De la reine debout se laissant transpercer
Sur la dalle une soie maudissait le fort geste
Et bien peu habillée la soirée s'infusa
Elle dut leur servir la plus douce des viandes
En leur âme déjà naissait une légende
On voulut la vêtir elle s’y refusa
Palinerus Nissus et leur maître reçurent
À la fin du repas le plus incroyable ordre
C'est eux qui la suivaient c'est eux qu'elle allait tordre
Dans la chambre royale en offrant ses cambrures
Sur la couche elle fit un triangle des trois
Les plus belles épées ensemble l'embrochèrent
Ce qui n'était hier encor qu'une jachère
Offrait à leur semence une terre de roi
Et quand le moment vint où les doux orifices
Ne fussent plus comblés par les utiles dards
Trois culs plein de soleil montraient leur plus bel art
Etendus devant elle et détrônaient Ulysse
La reine rayonnait et tenait ses genoux
Leur laissant à loisir voir sa vapeur intime
La biche contemplait les sanguinaires rimes
Que son dur sein traça aux dos de ses chauds loups
La femme avait lavé les arrière-pensées
La tête des vaincus effaçait le cheval
De leur hôte maudit qu'il trouvait déloyal
Sur une lèvre d'or s'achevait l'odyssée
La reine défendit Hélène la Putain
Entre les bras des dieux quand on se trouve nue
Les calices cachés bien souvent éternuent
Blonds brillaient les regards redevenus humains
Énée et Pénélope eurent un dernier réflexe
Puis se levèrent tous y compris le brouillard
Cet instant fut brûlé par un noble pillard
Au tissage Araignée sur le plus chaste sexe !