Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /2008 02:21

Les flambeaux de la nuit vomissent leur lumière

Dans la chambre du roi le fidèle Médon

S'introduit silencieux La reine est en prière

Les genoux réunis sous de bien jolis dons

 

Son corps est en sommeil et avec un lécythe

Joue à celui qui peut délivrer le parfum

Le plus pur le plus doux de la Grèce illicite

De la femme écartant les amants qui ont faim

 

Le tronc de l'olivier comme à chaque nuitée

Pense à la chaude olive irisant au-dessus

En silence et cachée la sève sécrétée

Voudrait aimer ce fruit depuis vingt ans déçu

 

De la seconde entrée en la couche moniale

Le sûr héraut d'Ithaque avec Ulysse seul

Partage le secret Et pour la fois nuptiale

Il en use obligé pour parler de linceul

 

Mais comment peut-on dire à la belle endormie

Pénélope attention un filet est tendu

Dans une heure on pourrait grâce à ton ennemie

Te prendre sur le fait d'un linon détordu ?

 

Recouds-toi prude pierre à la discrète fente

Et pour longtemps encore en panneaux de bois plein

Garde porte connue celle qui nous tous tente

Vêtue d'un bracelet Laissons faire le destin!

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Arts érotiques
Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /2008 16:04

Noël merci Noël

Je suis tout tout près d’Elle

Ta Princesse au palet

Dans sa cour s’en va jouer

 

Pour toujours Elle sera

Dans le berceau de nos bras

Même si aujourd’hui

Tu nous as un peu trop fuies

 

Noël merci Noël

Elle joue à la marelle

Dans un de ses carrés

Elle te croque à la craie

 

Tu as pris la grande échelle

Celle qui mène jusqu’au ciel

Et la nuit on a très peur

On s’endort à cloche-cœur

 

Je secoue ma pauvre tête

Toute sa neige est aigrelette

Comme la boule sur ta tombe

Elle pleure sa colombe

 

Refrain

Noël merci Noël

Je suis tout tout près d’Elle

Mon Dieu si tu savais

Jésus comme Elle est belle!

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Chansons
Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /2008 09:33

J'ai demandé à ton miroir

D'inventer son autoportrait

N'l'oblige pas à comparoir

Malgré son crime perpétré


Il m'a fourni la tendre épreuve

De ce qu'il croyait être lui

Glace peux-tu de vierge neuve

Te sentir amoureuse? Oui!


Rejoue adolescente cèpe

L'obtus coup de pied à la lune

Quand tu retournas comme crêpe

La lamelle de ton slip prune
Par jean pierre jacquet - Publié dans : Folie pure - Communauté : Ecritures Sensuelles
Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 05:42

Refrain
Non ma Chérie

Tu n’as pas sommeil ce soir ?

Oui ma Chérie

Des questions encore pour voir …

 

Non dans un cargo mixte

Il n'y a pas forcément autant

De garçons que de filles

Non ce n’est pas avec un castor
Qu’on décapsule en général

Tes bouteilles de soda

 

Non les légumes que tu manges

Ne sont pas cultivés

Dans un jardin trop âgé

Non les Basques ne jouent pas à la chistera

Avec les machins qu'on trouve

Dans les urinoirs d'hommes

 

Non je ne peux pas t'offrir un endort-soir

Je sais tu as raison

Après tout il y a bien des réveille-matin

Non je ne fais jamais nettoyer

Ma voiture dans une station service

Par un raton laveur

 

Non le Dictionnaire des mots belges

N'est pas si épais

Et il n'y a pas d'index alphabétique à la fin

Oui  ma Chérie

Demain dans dix ans tout le temps

Tu seras toujours aussi jolie comme ta Maman

Bonne nuit

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Contines ou presque
Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 05:52

Nombreuses sont les danseuses infidèles en amour. L’usage intensif de la barre chaque jour doit certainement à chaque exercice augmenter leur frustation. À part Philippe Sollers, quel homme en matière de rigidité pourrait en remontrer à leur instrument de torture ?

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pensées et aphorismes
Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 05:50

J’aime beaucoup le Petit Robert belge. En volume, c’est presqu’un peu un Grand Robert français à cause de son index qui donne la pagination de tous ses mots. C’est vrai que c’est parfois fort pratique !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pensées et aphorismes
Vendredi 12 septembre 2008 5 12 /09 /2008 16:06

Qui à Odysseus dira le brouillard qui

Des heures s'abattit sur ses îles fragiles

Et la terrible honte aux sillons volatiles

Que son peuple enterra dans de profonds maquis

 

Quand l'armée des Troyens conduite par Énée

Sans ambassade prit le palais ithacien

Tous parurent surpris ce jusque chez les siens

Quel zodiaque piquait sa jeune destinée ?

 

Qui couvrit du plus noir himation le pays ?

Qui pilota ces mâts dans tes eaux Pénélope ?

Pour ton garde le choix : la vie ou le canope

Ne lui fut pas donné mais se bat-on la nuit ?

 

Et comment se cacher quand on est la plus belle ?

Se changer en colombe et fondre dans l'azur ?

S'habiller d'une larme ? Attendre le futur ?

Alors que tous vous veulent nue blonde et rebelle !

 

La reine comprit vite à l'éternel pieu

Qui déchirait les yeux du premier roi de Rome

Que sur elle un dieu fou voulait venger ses hommes

Heureusement son fruit jouait chez des aïeux

 

Madame on vous dit belle assurément vous l'êtes

Les images de vous baignent dans la Vertu

Hélène la Putain déesse ou substitut

Dans le rayon beauté qui peut vous tenir tête ?

 

Sachez que chaque nuit à l'ombre des remparts

Des Troyens et des Grecs vous deveniez l'ilote

Et ce cache-désir souffrez que je vous l'ôte

Pour vous rendre à nos vues lisse de part en part

 

Contraints les vieux héros éclataient os funestes

Énée et ses soldats apprenaient les tracés

De la reine debout se laissant transpercer

Sur la dalle une soie maudissait le fort geste

 

Et bien peu habillée la soirée s'infusa

Elle dut leur servir la plus douce des viandes

En leur âme déjà naissait une légende

On voulut la vêtir elle s’y refusa

 

Palinerus Nissus et leur maître reçurent

À la fin du repas le plus incroyable ordre

C'est eux qui la suivaient c'est eux qu'elle allait tordre

Dans la chambre royale en offrant ses cambrures

 

Sur la couche elle fit un triangle des trois

Les plus belles épées ensemble l'embrochèrent

Ce qui n'était hier encor qu'une jachère

Offrait à leur semence une terre de roi

 

Et quand le moment vint où les doux orifices

Ne fussent plus comblés par les utiles dards

Trois culs plein de soleil montraient leur plus bel art

Etendus devant elle et détrônaient Ulysse

 

La reine rayonnait et tenait ses genoux

Leur laissant à loisir voir sa vapeur intime

La biche contemplait les sanguinaires rimes

Que son dur sein traça aux dos de ses chauds loups

 

La femme avait lavé les arrière-pensées

La tête des vaincus effaçait le cheval

De leur hôte maudit qu'il trouvait déloyal

Sur une lèvre d'or s'achevait l'odyssée

 

La reine défendit Hélène la Putain

Entre les bras des dieux quand on se trouve nue

Les calices cachés bien souvent éternuent

Blonds brillaient les regards redevenus humains

 

Énée et Pénélope eurent un dernier réflexe

Puis se levèrent tous y compris le brouillard

Cet instant fut brûlé par un noble pillard

Au tissage Araignée sur le plus chaste sexe !

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pénélope - Communauté : Ecritures Sensuelles
Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 21:39
Il fut des inventions qui eurent bien peu de chance et qu'on oublia très vite.
e.g. si un jour quelqu'un créa le réveille-matin c'est bien parce
qu'un autre avant pensa à l'endort-soir !
Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pensées et aphorismes
Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 13:22
PS2 : ils ne changeront jamais ... même pas la France !
Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pensées et aphorismes
Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 06:39

PS : éternelles luttes des crasses et bien entendu jamais populaires.

Par jean pierre jacquet - Publié dans : Pensées et aphorismes
 
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