Tu as su les gâcher les valises de fonds
Mais dans les plus forts vents seul ton ouvrage a chu
Quand la mallette est lourde est léger le béton !
J’irai fécalement honorer votre tombe
Charogne de grand luxe ayant sévi trader
L’ouvrier l’affamé sont tombés sous vos bombes
Rejoignez le Master : Hitler votre trou d’air !
Vous avez répandu sans retenue aucune
Comme ingénieur pervers mathématicien fou
La fiente d’un cerveau et pour votre fortune
Des algorithmes cons aux mortels rendez-vous
Sur des millions d’emplois vous jouâtes sans cesse
De braves ouvriers y perdirent leur vie
Ailleurs bien sûr l’enfant Ô joie était promesse
Pour l’Action de grimper ! Je jouis ils licencient !
Ne vous suffisant plus pour la Bourse un pétrole
Vous fîtes exploser les prix du riz du blé
Les estomacs aussi du peuple qu’on affole
Il crée votre richesse et ne peut plus manger
Vous avez oublié que dans les temps antiques
Dans le ventre brûlant d’un taureau d’airain creux
On suppliciait parfois un salaud nécrotique
Dans la Lamborg hier vous pérîtes en feu !
Nous aimerions savoir comment tu relatas
Les trente jours d'Ithaque en tes éphémérides
Où furent assouvis les desiderata
De très beaux étrangers sur ton peuple évanide
En fait le rocher fut en léthargie plongé
Par la magie puissante et tendre de cette Inde
Qu'ils apportèrent bleue du palais aux bergers
Une poudre dans l'eau qui vous met dans les brindes
Depuis huit ans que le mari se bat au loin
On te classe merveille en tous les rêves d'homme
Des navires complets s'en porteraient témoin
Venu des Hespéries on veut croquer ta pomme !
Se lièrent trente nuits trente nuits on te tint
Dans le bateau pirate en reine prisonnière
Ta beauté pénétrée le soir et le matin
Tous ils semblaient des rois et toi une écolière
Le kâma s'enseignait et tu avais la foi
Les folles positions commençaient ta conquête
Le désir du plaisir germait envers endroit
D'hiératiques pénis sans fin te faisaient fête
Tu possédas très vite en entier leur savoir
Et tour à tour tu fus baiser caresse étreinte
La pommade magique éclairait ton lavoir
Tu offrais la jouissance à tes lèvres sans crainte
Et la neige fondait sur tes plus chauds versants
Ta soif des absolus s'étanchait dans ta gorge
Délivrez-nous du mâle est un peu indécent
Quand dans le Livre Sept se trouvent blé et orge
Ta dignité de reine est au-dessus de ça
Tu peux tout te permettre Ô blonde Pénélope
Et tu te permis tout avec tes dix forçats
Un ventre de bois dur devint rose canope
Tous les couples d'amants finirent épuisés
Ta liberté rendue ils hissèrent leur voile
Les yeux spongieux d'Eros d'amour les corps bronzés
Éternelle une femme est nue dans leurs étoiles
En miroir sur leur pont prit la forme d'Angkor
Tout au long du retour un temple absolutoire
Et pour longtemps encor fous tes encor encor
Les accompagneront ancrés dans la mémoire
Chéries des Assemblées Ô vous
belles ordures
Qui firent fi toujours de nos plus fortes lois
Quand vous allez crever une étiquette dure
Vous accompagnera chair putride et sans foi
Messieurs espérons-le un jour s’enterrera
Tout Véreux Politique aux sons des Marseillaises
Retourné une fois encore et cetera
Nu sur le catafalque en nous montrant sa fraise
“ C’est un trou de verdure ” où l’on enfoncera
La hampe du drapeau qu’il souilla fort souvent
Une heure une heure seule à France il servira
Lui qui croqua si bien aux frais des Pauvres Gens !
L'exception bien sûr existera lorsque
Fort priapiquement l'étron aura vécu
C'est sur le dos alors qu'il montrera sa queue
On y attachera nos trois couleurs dessus
Dans la grotte du roi qui s'ouvre sur la mer
Depuis dix jours déjà les torchères jouissent
Sur fresque mortuaire un couple hellène tisse
Ce qu'il y a de plus beau au moment de l'éclair
La sœur fantomatique a eu la riche idée
D'envoyer à Ithaque un étrange doublon
Expert en art de femme il peint à reculons
Mais seul il peut fixer une beauté bridée
Ô qu'elle a eu raison Iphthimé quand je vois
Ces corps qui luisent l'Homme aux aubes d'été chaudes !
Ils suent quelques secrets quand leurs mains échafaudent
Sur le mur un enduit humide comme moi
Pénélope avec eux sera pleinement belle !
Mon désir qu'Ulysse ait de ses pairs le plus beau
Des tombeaux m'oblige à m'exposer en dépôt
À ces yeux qui m'ont dit sur moi toucher Cybèle
L'épouse du lointain hélas avec qu'eux est
Toute en sécurité Tendrement la carrure
Qui permet aux pigments d'approcher les allures
Du sexe de l'absent pose à ses ronds côtés
Parfois ils font la pause Il faut la voir sourire
Complice de les voir s'embrasser un instant
Elle tient les pinceaux Pressée l'araignée tend
Sur un mont qui sent l'eau des rêves qu'on déchire